De l’oubli au souvenir de la conscience
Chassée du corps par un mental impérieux, la conscience devient la grande oubliée. De ce fait, les pensées abondent dans tous les sens, s’empilent les unes après les autres, alimentent un imaginaire sans fin, retentissent d’informations infondées. Un monde d’illusions se crée et prend corps instantanément par absence de filtres rationnels. Un scénario chimérique s’écrit suite à une rêverie cérébrale qui sied idéalement à l’égo. Se dresse, par conséquent, un enfermement subtil certes, mais ô combien solide, depuis des concepts limitants parce que mentaux et qui se montrent les pierres angulaires s’érigeant tel un camp de base pour la persona.
Alors, il est des expériences qui amènent à faire profil bas afin de fragiliser un édifice emprisonnant. La partie humaine accuse le coup. L’effondrement, l’impuissance, le désarroi, et autres manifestations fracassantes, ébranlent la structure de ce soi-disant camp de base. Mais peut-on tomber plus bas que terre ? Et cette interrogation sensée conduit, parallèlement, à la reconnaissance de la vulnérabilité de son existence. Au contact de l’humilité, l’âme humaine en chemin, perçoit la face cachée de la situation. Une relève intérieure se produit, telle l’ombre laissant place à la lumière. La conscience se fait guide messagère du corps.
La conscience est l’intelligence de vie transmettant les informations pour l’évolution de l’âme. La phase éprouvante de l’expérience, passant par le corps, se considère comme le tremplin nécessaire pour déconstruire le camp de base jusqu’à atteindre les résistances égotiques dans le but de fendre le dur en soi et ainsi, sortir de son propre emprisonnement. De cet espace disponible, la vie germe au soleil du cœur délivré.
