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Automne : Chute des feuilles, éclosion de mots

Recueil

L’encre des mots coule de plus en plus au contact de la nature. Je me laisse bercer dans son écrin de douceur...Plusieurs inspirations, aux essences automnales, se diffusent sur cette page, comme une invitation à oser se dépouiller de toutes nos feuilles mortes... 

A l’antre du feu

Les mots brûlent dans un feu créateur de flammes chatoyantes. La chaleur enveloppe l’atmosphère dans sa cape bienveillante comme pour soutenir cette détente qui se manifeste dans le corps, ce lâcher-prise qui répond aux propos futiles du mental, cette douceur qui dissout les crispations émotionnelles. Au coin du feu, la paix s’allume naturellement.

Un voyage au cœur de soi en plongeant le regard dans ce balancement impermanent du feu. Cette joute enflammée hypnotise pour recentrer l’être sur lui-même, pour participer à ce tournoiement incandescent. Moment privilégié où l’itinéraire surprend par la présence de pensées « globetrotteuses » et l’absence  de tout mouvement. Un contraste comme il en existe tant et tant dans la vie. Au centre du feu, les dualités s’embrasent pacifiées.

Le silence raconte dans la danse enthousiaste des étincelles. Libres dans l’illimité, les paroles se parent de la robe du feu et s’animent dans la délicate élégance des flammes. Que faire face à ce décor vivant si ce n’est contempler la dissolution de toutes les illusions activées par un imaginaire fou, des ombres devenues les cendres dans lesquelles s’anime la lumière de la conscience. A l’angle du feu, les yeux s’enflamment à l’essentiel.

Le temps s’égrène dans un espace-temps libéré de toute attache. Il semble insaisissable comme la braise sur le feu. Lui aussi chante au gré du souffle du vent. Selon l’intensité, le feu attise ses flammes, les calme, les encourage, les relance, les dépose…. Une démonstration chorégraphique où la vie se joue ainsi, avec des envolées et des atterrissages, des compréhensions libératrices pour vivre plus intensément, rappel d’un message important. Au temps du feu, l’existence s’active véritablement dans une joie intemporelle.

A l’antre du feu, les flammes offrent l’infini dans un spectacle silencieux. Alors, se laisser consumer dans l'âtre, dans la chaleur du foyer du cœur, jusqu’à sentir le Feu en soi et en percevoir l'horizon lumineux.

Cœur de Lumière 

Profiter de ce temps qui s’offre pour emprunter un chemin méditatif. Premiers pas dans une allée recouverte de feuilles multicolores. Les arbres se parent de nuances mordorées sous un ciel azur. Les rayons du soleil filtrent, accentuant des détails qui embellissent le paysage. Sentiment de se fondre dans le tout en prenant conscience, que chaque élément se trouve à sa place, mettant en évidence, la particularité de toutes les présences. Chacun existe par son unicité mais c’est l’ensemble qui respire harmonieusement dans ce tableau si vivant. Sans doute, la nature souligne-t-elle, que même si l’humain se distingue par son individualité et suit un itinéraire personnel, il n’en reste pas moins que tous les êtres sont interconnectés. 
La nature est source d’inspiration à l’écoute de son langage initiatique. Elle enseigne tellement dans sa douceur automnale. Découverte de feuilles, au fil des pas, en forme de cœur, déposées sur le sol, dont la robe jaune d’or brille au soleil, semant une belle lumière. Les arbres entament leur dépouillement et se reflètent dans la transparence de l’eau, comme un rappel de l’importance de renoncer à l’hier, simplement parce qu’il n’existe plus. Bien souvent, nous accrochons des tableaux de notre existence, mémoires d’antan, dans notre résidence intérieure, donnant une impression de sécurité, pour perpétuer un « semblant » de vie. Que retenons-nous avec tant d’insistance ? 
La pensée danse au souffle du vent en observant la chute des feuilles. Elles conservent leur magnifique beauté et jouent jusqu’au bout avant d’être à terre. Démonstration d’un détachement heureux parce qu’elles sont libres de toute illusion. Et nous, que souhaitons-nous absolument garder ? Qu’avons-nous peur de quitter ? Cette difficulté à lâcher-prise est liée à l’identité. Nous associons le « je » à la perte, alors que c’est seulement une partie de soi qui est concernée. A cette idée, est-il plus aisé de se départir de nos « feuilles » de route du passé ?
Puis, la promenade se termine et une longue allée se profile. Au sol, le regard se pose sur des feuilles noircies mêlées aux feuilles lumineuses. Le temps fait son œuvre pour chacune d’entre elles, mais elles gardent leur forme initiale. Elles évoquent un cœur ombré, comme une mort initiatique, témoignant de l’amour, amour de ce qui a été sans regret, amour de ce qui est sans critique, amour de ce qui sera sans peur. Finalement, au-delà de toute décomposition, perdure l’essence du Vivant, l’amour. Peut-être que la nature invite chaque être, afin de l’aider à dépasser des pensées limitantes à son sujet, à se souvenir de ce qu’il est véritablement, un Cœur de Lumière prêt à rayonner ?

Déclinaison de lumière

Plaisir immense à contempler les jeux de lumière, une sorte de trêve aux couleurs changeantes qui régalent les yeux et contentent le cœur. Instants fugaces qui vous emmènent dans une marche légère et vous relient à votre Profondeur. Un silence si plein de Vie, un langage muet et pourtant si parlant, un pas de deux dont le rythme s’harmonise au soleil couchant. Gratuité de l’instant où le temps devient l’artiste qui pare sa toile de nuances automnales, offrant ainsi, divers paysages tamisés.
Scénario parfait car les scènes défilent sans accrocs. La Nature se manifeste élogieusement sans le moindre bruit. Elle témoigne une fois de plus, que même en l’absence de paroles, une communication peut s’engager dans le cœur de la Présence. Pour cela, il suffit d’être en lien avec ce qui est pour profiter pleinement de la richesse de la Vie, d’être sur la même fréquence pour avancer harmonieusement. 
La lumière décline mais continue de jouer avec les nuances et met en exergue le moindre mouvement, la moindre silhouette, montrant ainsi qu’il est préférable d’aimer sa propre ombre, car elle vous suit partout. Accueillir dans le silence du temps, tous les reflets, peu importe leur intensité, pour s’accorder au présent qui propose une diversité si colorée et qui raconte tellement, sans prononcer le moindre mot.

"Oui, mais"…la brume de la confusion

«Le « oui, mais… », une dualité manifeste entre le « oui » du cœur et le « mais » de l’égo, un frein à l’avancée de notre chemin».

Combien de fois avons-nous répondu OUIIIIII avec une intentions sincère puis, suivi immédiatement d’un MAIS figeant l’essor naturel ? Que se passe-t-il dans cet intervalle, si ce n’est notre mental hélant fortement ses peurs que nous validons par notre soumission. Le cœur répond positivement tandis que le cérébral interfère avec force et, par habitude, nous suivons la raison plutôt que la spontanéité. 
Jusqu’à quand ces « oui…mais », ces négations, ces ne…pas, ces nœuds qui s’entremêlent dans nos pas provoquant les chutes, vont-ils annihiler les appels intérieurs ? Si le « oui » en début de phrase, annonce une percée lumineuse, le « mais » la recouvre aussi soudainement que la brume de mer obstruant l’horizon. S’interroger, sur ces non-engagements, pour savoir ce qui se cache derrière, pour tenter de pêcher ici et là des réponses et d’en décrypter les messages. Nous réagissons ainsi de manière inconsciente montrant ainsi, un blocage en soi. Regarder son contenu paraît indispensable si nous souhaitons passer le cap du « oui » auréolé d’un joyeux sourire.
Le « oui, mais… » réveille notre ouïe défaillante refusant d’entendre notre intuition et met un bandeau empêchant toute expression verbale. A chaque fois qu’il est prononcé, notre vie se teinte ombrée, car il suspend tout dessein, provoque une séparation cœur/mental, renforce la non confiance en soi. Notre chemin se dessine confus, perdant de son intérêt parce qu’il est insécurisé par un acquiescement conditionné. 
Décider si ces « oui mais… » font partie désormais du passé, pour que le « oui » soit l’écho du présent, que le « mais » mute en un « mets » savoureux, comme un prélude invitant à créer, oser, bouger, innover …. 
Nous sommes sur cette terre pour nous accomplir, nous épanouir, réaliser des projets qui nous animent, entreprendre dans le but de partager. Il est à prévoir que les résultats s’annonceront productifs et prometteurs car ces actions manifesteront nos élans enthousiastes, élans orchestrés par l’intelligence de notre cœur.

Délestage automnal

Saison automnale, période propice au délestage de ce qui ne nous appartient plus. Et pourtant, nous nous accrochons à des réminiscences d’événements passés. Peut-être, pour nourrir une peur qui surgit à l’idée d’un futur encore vierge ou remplir un vide inconfortable. Une impression de se sentir vulnérable à la pensée de déposer nos « petites affaires ». Mais, si nous observons les arbres dépouillés de leurs feuilles, paraissent-ils fragilisés ? 
Prendre le temps de se déposer, comme le montre la nature, permet de trier l’essentiel et le superflu. Nous prenons conscience de ce que nous avons réellement besoin et libérons ainsi le « fouillis » à l’intérieur de soi. S’en suit un sentiment de légèreté en pensant que nous aurions pu le faire plus tôt. Si cela n’a pas été le cas, c’est probablement, à cause de nombreuses craintes obscurcissant notre horizon. Mais, si nous contemplons un paysage dénudé, en percevons-nous quand même la beauté ?
Ecouter le souffle du vent ressemble aux murmures de notre petite voix qui nous guide pour ôter les doutes, les confusions…telle des poussières déposées depuis trop longtemps. 
Vivre ces instants en s’imaginant que nous nous baladons dans notre forêt intérieure pour enlever tous les faux « accroche-cœurs », ceux qui entretiennent des liens illusionnants.
L’automne invite à prendre du temps pour soi, pour se vider des « trop-pleins » qui nous encombrent et nous alourdissent. 
Et sans doute, dans l’espoir, d’entendre notre cœur palpiter la douceur du temps.

Source de Joie

Lorsque la vie enseigne son impermanence, vous vivez la richesse de l’instant en ouvrant plus grand votre cœur et ressentez une joie libératrice. L'existence se poursuit légère parce que vous êtes pleinement présent à ce qui est, sans attente. Et vous rendez grâce.

Le ciel embellit d’exquises couleurs l’horizon
La vie annonce son plan comme une oraison
Invitation à s’adapter à son flux permanent
Certainement pour déjouer tout attachement
L’enchaînement génère tant de souffrances
Choix d’être à l’écoute de sa propre guidance
Franchir les étapes libéré de toute incertitude 
Vivre l’instant empli par une douce quiétude
Alors, comme un chant résonnant avec émoi
La vie révèle pleinement sa source de Joie.

Petits petons
C’est intéressant de s’observer émettre des affirmations et ensuite, de regarder si elles sont aussi vraies pour soi. Nous sommes notre propre miroir.
Peut-on donner de l’amour si on ne s’aime pas ?
Peut-on être compatissant si on se sent pitoyable ?
Peut-on accorder le pardon si on se condamne ?
Peut-on accepter l’erreur si on se traite durement ?
Peut-on se penser bienveillant si on se méprise ?
Peut-on prétendre respecter autrui si on se sous-estime ?
Peut-on se montrer compréhensif si on s’entête ?
Peut-on, simplement, s’accorder avec soi ?
Peut-on, peut-on, peut-on…
Ce qui est certain, en se posant ce genre de questions, nous nous connaissons mieux et avançons en trouvant des réponses, pas à pas.
Et même si ces pas ressemblent à des petons, qui n’est pas attendri à la vue de petits petons ?
Alors, commençons par nous-même et sourions.

L'élégance de la chute

En cette période automnale, le vent souffle sur les feuilles. Mais avant de se déposer, elles s’embellissent en se parant de couleurs chaudes si nuancées. Puis au moment propice, elles se détachent dans une danse gracieuse. Et, malgré ce dépouillement, les arbres conservent leur beauté.

La nature enseigne, ainsi, à celui ou celle qui veut continuer sa route librement, emprunter un nouveau chemin, il est bon de se détacher de son passé. Moins les résistances persistent, plus la chute se révèle douce.

L’élégance de la chute

Le souffle du vent rythme habilement la cadence,

les feuilles flamboyantes chutent avec élégance

tournoyant légères dans une ultime danse.

Elles illustrent avec grâce l’impermanence.

Cette acceptation naturelle illustre cette évidence :

Si l’être humain chemine avec cette conscience,

que rien ne dure et que tout est expérience,

alors, se dépouiller du passé à son importance

s’il souhaite poursuivre, agréablement, son existence.

Il crée, ainsi, un espace propice à de belles renaissances

pour s’exprimer librement sur la voie de l’abondance.

Désormais, sa vie n’est plus un combat défini à l’avance,

mais une œuvre qui se compose sans résistances.


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L'auteur

Laurence Pellan est thérapeute psycho-comportementale et hypnopraticienne à Lamballe, elle partage dans ce blog, ses pensées, ses textes et ses inspirations.

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